Les conseillers départementaux de l’Allier votent un texte contre la prolifération anarchique des éoliennes

Les conseillers départementaux de l’Allier votent un texte contre la prolifération anarchique des éoliennes

Publié le 27/06/2018

Les conseillers départementaux de l'Allier votent un texte contre la prolifération anarchique des éoliennes
Les projets éoliens de grandes dimensions ont à nouveau le vent en poupe. Les conseillers départementaux viennent de voter un texte symbolique incitant à la préservation des paysages bourbonnais.

« Si on recense les différents projets dénombrés par les associations anti-éoliennes, on arrive à un nombre de 200 à 250 mâts qui pourraient être implantés dans l’Allier. » Bien sûr, tous ces projets ne verront pas le jour. Mais le propos de Claude Riboulet souligne que l’Allier est redevenu une terre de convoitise pour le secteur éolien.

Tenter d’enrayer ce développement anarchique par une prise de position claire, telle est l’objet de la motion votée mardi, à la majorité, par les conseillers départementaux. « Des alternatives sont à promouvoir pour favoriser l’empreinte positive du département en matière environnementale et le développement de filières d’énergie verte. »

Le département, dans sa motion, incite fortement les territoires, « à identifier les solutions les plus appropriées et les plus adaptées. » L’assemblée, par ailleurs, préconise « un appel à projets relatif à l’aménagement d’ombrières photovoltaïques sur les sites des collèges départementaux ou tout autre bâtiment compatible. »

« Bien sûr, nous n’avons aucune compétence sur ce sujet », a rappelé Gérard Dériot (URB). Mais la symbolique compte.

« Prendre cette motion, c’est très bien, ironise Jacques de Chabannes. Mais l’autorisation qui vient d’être signée par la préfecture pour les éoliennes implantées à Andelaroche, alors que le conseil municipal et les élus communautaires avaient voté contre. Je souhaiterais que la préfète nous réunisse pour étudier les différents projets en cours. »

« En Allemagne, la distance avec les premières habitations doit être de dix fois la hauteur du mât », a rappelé Jacques de Chabannes. En France, seulement 500 m.

Matthieu Villeroy

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