Visite d’un parc d’éolienne pour se rendre compte du bruit

Visite d’un parc d’éolienne pour se rendre compte du bruit

Si un promoteur ou un lobby éolien vous propose une visite d’un parc éolien, ne l’acceptez que s’il y a du vent. Les alternateurs des éoliennes peuvent servir de moteur et les faire tourner sans profiter du vent mais en faisant croire qu’elles produisent tout le temps. Ce mode d’opération ne fait évidemment pas le même bruit.

Pendant une visite, observez ou prenez une photo de l’hélice. Si les pales sont orientées pour fendre l’air et ne sont pas dans un plan oblique pour le dévier, cela veut dire que les opérateurs étaient prévenus de la visite et ont mis les pales en drapeau pour réduire le bruit en arrêtant la production d’énergie de l’éolienne.

Toutes les éoliennes devraient d’ailleurs être arrêtées en dessous de force 4, ce qui n’est pratiqué nulle part, alors que cela réduirait leur capacité de capter le regard, empêchant de contempler le paysage. La mortalité des chauve-souris serait diminuée car celles-ci chassent surtout quand il y a peu de vent. Les exploitants préfèrent laisser tourner les hélices, probablement pour profiter au plus tôt d’une rafale de vent.

Les éoliennes ne produisent de l’énergie que quand le vent dépasse force 4 (à partir du moment où la poussière sèche au sol commence à être soulevée par les petits tourbillons de vent et où les papiers s’envolent). A partir de force 6,  les fils téléphoniques commencent à siffler et il y a des bruits parasites que leur irrégularité rend plus supportable que le vrombissement régulier des éoliennes. Pour les rares périodes au-delà de force 7, le vent très fort produit alors, même s’il n’y a pas d’arbres, une ambiance sonore bruyante d’où émerge cependant le lancinant flop-flop des éoliennes. Les éoliennes ne produisent plus au-delà de force 8 ou 9 car les pales sont alors mises en drapeau dans le sens du vent.

Étant donné que les éoliennes ne produisent à fond que pendant 20 % du temps, vous avez moins d’une chance sur 5 de tomber sur un bon jour de visite si le rendez-vous est pris à l’avance. Il faut regarder sur place si les pales se courbent sous l’effet du vent pour vérifier que les exploitants ne fassent pas tourner la turbine sans produire d’électricité. Quand une éolienne produit à pleine puissance, ce qui est rare, vous vous sentirez vraiment à côté d’une gigantesque et puissante soufflerie, une présence qui n’incite pas à l’endormissement.

Il est conseillé aussi de venir tard pour voir la nuit balayée par les flashes incessants des feux à éclats sur chaque pylône. Ceci permet de constater que ces flashes supprimeront définitivement toute ancienne ambiance nocturne relaxante. Les lampes à éclats sont plus fortes si les éoliennes sont plus grandes.

On peut y aller par une nuit venteuse de  pleine lune mais il faut s’approcher sans y voir beaucoup. Il vaut mieux faire la visite très tôt à l’aube car il n’y a pas encore de bruits parasites et les bruits se propagent mieux dans l’atmosphère humide et froide. Vous pouvez alors vous rendre compte si ce bruit incessant et régulier peut troubler votre sommeil la nuit, ce dont les riverains se plaignent souvent.

On a constaté que la zone sous le vent d’un parc d’éolienne devient moins humide car chaque passage des pales propage des coups de vent asséchant. Ce n’est pas grave dans l’Ardenne humide, sauf si cela accroît l’effet des rares sécheresses par temps venteux ou  si cela change le microclimat.

Avec les très grandes éoliennes, les riverains se plaignent de plus en plus fréquemment d’infra-sons. (Le mot infrasons semble apporter des arguments aux lobbies éoliens pour discréditer ceux qui emploient cette expression se référant à des sons qu’on entend pas. Les gens peuvent vouloir dire par cette expression des sons très bas commençant à 50 Hz, ou 30 Hz pour des gens très sensibles aux notes graves) mais ils peuvent être aussi gênés par des vibrations qui sont ressenties ailleurs que par l’oreille. Ces sons graves donnent l’impression que la maison frémit. Les gens se protègent en fermant les fenêtres et en bouchant les cheminées mais l’impression désagréable et qui les empêche de dormir peut persister [61]. Les nazis employaient de sons graves, plus intenables à la longue, pour torturer mais, bien sûr, avec une intensité bien plus forte.

 

SOURCE http://www.leseoliennes.be/nuisance/bruit.htm

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