Les élus du Mayet

Les élus du Mayet…………….feraient bien d’en prendre de la graine!

A noter en fin d’article, les délires d’un opérateur ayant pour projet l’implantation de 30 à 40 aérogénérateurs entre St Priest, Laprugne et Lavoine!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La pêche à l’info est ouverte……….

 

 

Éoliennes

Vent de colère en pays d’Urfé

Vent de colère en pays d'Urfé

Pascal Poncet, maire de Saint-Just, et son conseil municipal (ici, Emmanuelle Barlerin, adjointe) estiment incompatibles le projet d’éoliennes envisagé et le positionnement touristique du secteur. © P.-O. Vérot

Pascal Poncet, maire de Saint-Just-en-Chevalet, continue à se battre pour que les éoliennes ne viennent pas transformer le paysage d’un secteur identifié comme point fort touristique du Roannais.

Pascal Poncet est remonté. Prêt à aller loin pour ne pas mettre en péril le dynamisme et la cohérence des actions menées sur le territoire de sa commune et des environs depuis plusieurs années. « À Saint-Just-en-Chevalet, rien que lors du précédent mandat (2008-2014), ce sont 20 millions d’euros qui ont été investis dans la commune, avance-t-il. Pas seulement par la municipalité, bien sûr, mais avec le soutien des partenaires institutionnels et de Loire Habitat, par exemple. » Caserne des pompiers flambant neuve […], nouvelle station d’épuration, restauration du cœur de village, mise en conformité de la maison des enfants, pour ne citer que ces opérations, ont donné un nouveau cachet au village de 1.200 âmes pourvu de nombreux services et commerces qui confirment son rôle de centralité pour tout le secteur des pays d’Urfé.

Territoire remarquable Parmi les activités économiques susceptibles d’assurer le développement de Saint-Just-en-Chevalet, il en est une sur laquelle Pascal Poncet et son équipe municipale entendent bien miser : le tourisme. Et dans ce domaine aussi, la commune a des arguments à faire valoir, notamment le secteur verdoyant du camping de 62 emplacements, qu’un investissement récent a permis de remettre aux nouvelles normes deux étoiles. Tout à côté, la piscine extérieure accueille entre 8 et 12.000 personnes chaque été. Hormis cet équipement, qui restera municipal, la commune va confier l’ensemble camping-mini-golf-terrain de tennis-snack à un exploitant, via une délégation de service public. De quoi donner un élan supplémentaire au développement touristique, positionnement d’ailleurs conforté par le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Roannais qui a identifié le pays d’Urfé et sa « capitale », Saint-Just-en-Chevalet, comme « territoire remarquable ». « À une bonne heure de Lyon grâce à l’A89, une heure de Saint-Etienne et 45 minutes de Clermont-Ferrand, nous avons tout intérêt à nous saisir de cette opportunité, milite Pascal Poncet. Nous avons aussi comme atout le prix bas de l’immobilier qui peut encourager les citadins à choisir notre territoire pour des résidences secondaires. »

Neuf « mini-Tours Eiffel » Tout irait donc pour le mieux dans le plus paisible des mondes pour la municipalité de Saint-Just-en-Chevalet, si ne pesait pas au-dessus de sa tête la « menace » d’un projet d’implantation de neuf éoliennes géantes sur le territoire des communes de Chérier et La Tuilière, mais en ligne de crête et donc directement visibles depuis Saint-Just. « Ces engins feront 155 mètres de haut…, soit la moitié de la Tour Eiffel. C’est monstrueux, s’étrangle Pascal Poncet. Ce dernier ne manque pas de relever une « énorme contradiction » entre ce projet et la reconnaissance du territoire comme point fort touristique.

« Une belle fille à qui on va crever les yeux »

« Nous ne sommes pas des anti-écolos, affirme-t-il ainsi. Loin de là. Nous développons les énergies alternatives dans bien d’autres domaines : l’eau, le solaire, la biomasse, le bois… Mais ce projet est un non-sens. » Le maire relève ainsi d’abord « l’aberration écologique » du projet, avec, outre les nuisances visuelles, le bruit, les doutes en matière de conséquences hydro-écologiques. Mais il souligne aussi le peu d’intérêt économique d’un tel aménagement. « Nous avons fait réaliser des mesures de vent par un ingénieur de Météo-France à la retraite. Elles ont clairement montré que le vent était insuffisant. Mais les conditions de revente de l’énergie produite sont tellement avantageuses pour les exploitants, que même une petite production peut leur être profitable. » Une manne qui échapperait au territoire. « Ce sont des équipements qui ne créent quasiment aucun emploi. Implanter ces éoliennes, c’est appauvrir notre territoire pour rien, en enrichissant quelques sociétés soutenues par des fonds étrangers. Nous n’aurons plus ensuite qu’à regarder et entendre, jour et nuit, sur nos lignes de crêtes restées jusqu’ici naturelles, ces “monuments” se multiplier. » Pour appuyer et illustrer son propos, Pascal Poncet, qui a le sens de la formule, résume : « On va voir nos atouts foutre le camp, et pour longtemps. Nous, élus locaux, nous avons l’impression d’avoir donné naissance à une belle fille, à qui on va crever un œil, voire les deux… »

Sans parler que, du côté des concitoyens de Saint-Just-en-Chevalet, nombreux sont ceux qui craignent qu’un tel voisinage ne vienne déprécier la valeur de leurs biens immobiliers. Ainsi, plusieurs particuliers – une trentaine au total – se sont associés aux communes de Saint-Just-en-Chevalet et Saint-Priest-la-Prugne, aux sociétés de chasse locales et à leur fédération départementale, aux associations Bien vivre en Pays d’Urfé, Ligue de protection des oiseaux et Frapna pour attaquer, devant le tribunal administratif, les autorisations de défricher et permis de construire accordés par la préfecture. « On attend la décision sur l’autorisation d’exploiter pour le mois de juin », estime Pascal Poncet, qui promet que les opposants sont prêts à passer la vitesse supérieure si le besoin se fait ressentir. Le vent de la révolte n’a sans doute pas fini de souffler en pays d’Urfé.

Des sociétés privées prospectent dans le secteur
Comme son homologue de Saint-Just-en-Chevalet, Huguette Burelier, maire de Saint-Priest-la-Prugne, est opposée au projet de neuf éoliennes, notamment pour les doutes qu’elle exprime quant à d’éventuelles interactions avec le réseau d’eau potable et la zone protégée du barrage du Gué-de-la-Chaux. L’élue dit par ailleurs avoir été contactée à plusieurs reprises par des investisseurs intéressés par l’implantation d’éoliennes. La dernière fois pas plus tard qu’il y a quelques jours, où un promoteur lui a parlé de l’implantation de 30 à 40 machines, à cheval sur les territoires de sa commune et des villages de Lavoine et Laprugne.

Pierre-Olivier Vérot

SOURCE le-pays.fr

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